[…]L’ombre suppose l’existence d’un corps qui protège de la lumière. Lorsqu’il s’agit de l’inconscient on pense aussitôt au corps maternel, mais alors qu’est-ce que la limière? On peut l’aborder en disant ceci: la psychose, à supposer qu’elle se vive sur un mode absolu, c’est une lumière implacable projetée sur l’ancestral. L’inconscient est alors transparent à son héritage[…] Rien, aucune Ombre ne nous en protège. L’identié s’y anéantit. Peut-être pourrait-on le ranger, cet héritage, parmi les premières acceptions données à l’Autre par Lacan, celui qu’il dit aliénant. Cet infini ancestral, ouvert, en deça de l’Ombre, comment se transmet-il?[…] Dans une photographie en noir et blanc, l’ombre « fait avec » la lumière, rendant possible une image, une profondeur de champ. De même l’Ombre sculpte, icarne sans le savoir l’imaginaire originel.[…] J’aime mon métier, je me dis souvent qu’il n’y en a pas de plus beau, de plus passionnant. Et pourtant, si je devais revivre une autre vie, je ferais tout pour être musicienne, je crois. Michèle Montrelay



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